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Par : Isabelle Paradis

Ce matin, je vous raconte comment a débuté, le 2 août dernier, ma nouvelle vie. Ma nouvelle vie en tant que maman. Pourquoi ? Parce que vous ne serez pas sans entendre parler un peu de ma nouvelle vie familiale dans les articles que j’écris sur ce blogue. Et vous savez quoi ? Je suis fière que mes articles en soient teintés, car je suis fière d’être enfin devenue une MAMAN. Je sais aussi que cela en touchera plus d’une. C’est donc pendant la sieste de mon p’tit minou, entre deux boires, que je prends la peine de dépoussiérer mon portable pour vous raconter les débuts du rôle de ma vie, celui de maman.

Un bref retour en arrière

On est le 1er août 2018, les bras chargés de tout ce que des nouveaux parents se doivent d’apporter pour l’arrivée d’un nouveau-né et la tête remplie d’inquiétudes et d’attentes, on arrive à l’hôpital. Ce soir-là, je me fais provoquer. On provoque ton arrivée parce que tu es loin d’être pressé de quitter ton petit nid douillet qui, depuis 41 semaines et trois jours, t’a tenu au chaud. On me dit qu’il y a 50 % de chance que cela fonctionne. Quelques heures après, je peux dire que je faisais partie de la moitié gagnante. Depuis plusieurs semaines, je me demandais ce que c’était des vraies contractions, j’avais peur de ne pas les reconnaître, de manquer le train. Et bien cette nuit-là, j’ai su ce que cela était. Y’avait aucun doute, celles-là, s’en étaient des vraies !

Cette nuit-là, ta maman s’est tortillée de douleurs sous les yeux impuissants de ton papa. Ton papa, il semblait désemparé de me voir dans cet état sans pouvoir rien faire pour m’aider. Je crois que s’il avait pu, il aurait pris la moitié de ma douleur pour nous donner une pause. Parce que oui, je ne suis pas sans savoir que cette nuit-là, c’est un travail d’équipe que nous avons fait là, toi et moi. Le corps est bien fait mon petit garçon parce qu’aujourd’hui, je n’ai aucun souvenir de cette douleur qu’il me serait difficile de te décrire !

Tu arrives

À 4 h du matin, je sonne l’infirmière, car j’ai des saignements. On me dit que c’est normal, car mon col de l’utérus a ouvert de cinq centimètres en deux heures. Tu t’en venais. Tu préparais ton chemin. On nous amène en salle d’accouchement. Tu travailles tellement fort à essayer de venir nous rejoindre que j’en hurle de douleur. Mais ce n’est pas grave, car je t’aime depuis des mois et que tout ce que je veux, c’est t’avoir sur moi. La péridurale finit par m’être injectée (ENFIN !) parce que je ne m’endure pu, mon corps a besoin d’un break. Ce que j’obtiens enfin. Cette pause qui m’a permis de me détendre jusqu’à ton arrivée au monde à 9:43 ce matin-là. Quand tu t’es expulsé de mon corps, j’aurais dû sentir un vide immense dans mon ventre. Mon ventre qui t’avait porté depuis plus de 41 semaines. C’est avec les yeux encore remplis de larmes aujourd’hui que je me souviens plutôt de la vague d’amour qui a submergé mon cœur.

Toi et moi, mon petit garçon, on n’a pas eu le babymoon dont je me faisais à l’idée. On aurait dû se coller, j’aurais dû passer tout mon temps à allaiter, te flatter la tête et t’admirer dans le confort de notre nid d’amour. Au lieu de cela, ils t’ont amené le soir même à la pouponnière. Ils t’ont piqué à la grandeur de ton petit corps si fragile pour faire une multitude de tests. Ils t’ont même amené dans une autre salle pour te faire une ponction lombaire. Tout ça, mélangés à tes pleurs, au fait que tu étais enchaîné à plusieurs fils et à l’inquiétude de ne pas savoir ce que tu avais, a brisé, fragmenté mon nouveau cœur de maman. Pour toi, j’ai dû être courageuse, car tu n’as jamais laissé tomber. Tu avais besoin des bras réconfortants et du regard rassurant de tes parents. Une semaine plus tard, nous arrivons à la maison. Toi et moi, on est accueillis par une banderole et des ballons dégonflés te souhaitant la bienvenue dans ton nouveau nid d’amour.

Notre babymoon, on le vit ensemble depuis ce jour-là. Parce que j’ai décidé que j’allais profiter de chacun des moments qui me font oublier notre séjour à l’hôpital. Ton arrivée a été difficile mon minou, mais aujourd’hui je sais quand je vois tes premières ébauches de sourires que la petite vie normale de nouveau-né que tu aurais dû vivre depuis le début est maintenant entamée. Tu sais, ma tête de nouvelle maman est encore remplie d’inquiétudes et d’attentes, mais mon cœur lui, n’a jamais été aussi rempli d’amour et d’affection. Ta maman t’aime beaucoup, mon p’tit minou.


Collaboratrice, Inédit du Nord Isabelle Paradis

Nouvelle maman depuis moins de deux mois, j’ai décidé de me reconnecter à une de mes passions : l’écriture ! Au moins une fois par mois, je profiterai du (peu) de temps libre que j’ai pour vous partager des articles sur plusieurs sujets qui me passionnent. Évidemment, mes articles seront teintés de ma nouvelle vie de maman ! Mis à part ce nouveau rôle que j’adore, j’aime prendre soin de moi, que ce soit en me chouchoutant à la maison, en faisant un marathon de ma série préférée ou bien en sortant prendre un verre à la microbrasserie du coin. Je suis aussi photographe amateure à mes heures, bien que mes 300 dernières photos soient prises avec mon cellulaire et ont comme seul sujet mon petit Zack. J’aime profiter de la vie et j’essaie de le faire chaque jour en dédramatisant les petits problèmes du quotidien. Ce que je veux apporter à ce blogue ? Je veux être vraie, je veux vous faire rire, vous émouvoir. Je veux aussi vous présenter des produits et des lieux coupent de cœur ainsi que les séries et les romans qui me font vibrer. C’est donc avec plaisir que je vous ouvre une partie de ma petite vie de famille, de maman, de conjointe et d’amie (pas assez présente parfois) et de femme, tout simplement !…

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